Désirs et besoins

Un amalgame très répandu, source de beaucoup de conflits

Encore un sujet sur lequel nous faisons facilement des amalgames, provoquant des incompréhensions et problèmes de communication, principale source de conflits relationnels : ne pas confondre nos désirs et nos besoins.

Désagréable, inconfortable, oui, mais cela ne signifie pas néfaste

En effet, pour comprendre le fait que la vie nous propose en permanence de vivre ce que nous avons besoin de vivre pour avancer sur notre chemin, il est plus que nécessaire de faire la distinction.

Ce n’est pas parce qu’une expérience est désagréable et douloureuse que nous n’avons pas besoin de la vivre. Par contre, il est tout à fait compréhensible que de prime abord nous ne le désirions pas.

Si nous prenons par exemple quelqu’un qui a peur de se positionner, de dire « non » aux autres lorsque on lui demande quelque chose qui n’est pas bon pour elle. Le moyen que peut trouver la vie pour lui permettre de se confronter à cette peur, c’est bien de rencontrer souvent des personnes qui vont prendre un certain ascendant et lui « imposer » certaines choses qu’elle ne voudra pas forcément. Le but est bien de se confronter à cette peur, besoin que cette personne a pour pouvoir la dépasser et avancer.

Il est facilement imaginable que cette personne ne désire pas rencontrer ce genre de situations, mais pour autant les « attire » de manière à devoir regarder cette peur en face. Nous voyons bien ici la différence entre le désir et le besoin. La vie nous apporte en permanence ce dont nous avons besoin pour avancer.

Mais alors, que sont les désirs si ils ne vont pas dans le sens de nos besoins ?

Hé bien en fait il n’en sont pas si éloignés que cela : les désirs sont avant tout nos besoins, mais perçus à travers nos expériences, nos conditionnements, …

Un premier exemple

Prenons un exemple : J’ai envie de manger du chocolat.

Bien entendu ici il s’agit bel et bien d’un désir. Mais ne peut-il y avoir un besoin derrière cela ? En dehors de la faim elle-même, le chocolat est reconnu au moins pour deux qualités : un apport en magnésium sur le plan nutritif, et un bon palliatif émotionnel.

Le besoin pourrait donc être le corps qui manque de magnésium, ou simplement une envie de réconfort suite à une expérience émotionnelle un peu rude. Au passage, les deux sont assez liés, puisque le corps puise dans le magnésium pour gérer les émotions !

Mais dans ce cas, pourquoi avons-nous envie de chocolat, alors que celui-ci va possiblement nous faire grossir, ce qui entre directement en conflit avec une partie de nos désirs ? Par ce que nous choisissons automatiquement la solution la plus efficace au problème courant, suivant nos conditionnements, et notre expérience. Autrement dit plus nous allons manger du chocolat en cas de stress, plus facilement le corps va en réclamer en cas de stress, même si d’autres solutions plus adaptées existent, car nous ne leur accordons semble-t-il pas tant d’intérêt (puisque nous craquons à chaque fois sur le chocolat).

C’est d’ailleurs aussi comme ça que peut naître une habitude. Finalement, le désir est la réponse la plus adaptée au besoin courant, en fonction de nos habitudes et de l’efficacité des solutions que nous avons déjà expérimentées. LA réponse susceptible de nous « plaire », et donc de déclencher chez nous une action permettant d’aller de l’avant.

Un autre exemple : Amour vs Attachement

Un autre exemple que la plupart d’entre nous à déjà vécu, voir re-vivras plus ou moins en conscience : confondre amour et attachement.

A ce sujet, Sain et Naturel à écrit un bel article que je vous invite à lire.